Les épreuves XL et L avaient lieu samedi et les épreuves M et S le dimanche.
Je me suis alignée, pour ma part, sur le M, mon premier M!!!
Mon objectif était donc de terminer, point barre.
Je pensais être la seule du club à m'aligner sur le M, mais le schtroumpf Yanick était là également.
J'avais choisi cette épreuve pour mon premier M parce que... ben mes parents ont un studio à 10 minutes! Et ça pour la logistique c'est quand même vachement pratique! Ensuite, j'avais déjà fait le S il y a trois ans et j'avais beaucoup aimé. Déjà parce que, contrairement au S de Vouglans, c'est un vrai S avec 750m de natation et une vingtaine de km de vélo, pas 500m de nat et 30km de vélo, ensuite parce que c'est (et c'est lié au point précédent) le seul triathlon sur lequel j'ai battu mon beauf (comment ça c'est une idée fixe? ).
Enfin, le site est magnifique! Majestueux. C'est vraiment un plaisir de
Trêve de bla bla, début du compte-rendu :
Nuit de merde (sans mauvais jeu de mots) : je n'ai pas assez potassé le parcours... ce n'est pas trop pour moi 750m de dénivelé? comment je fais si je crève? (question prégnante vu que ma première crevaison date d'il y a une semaine...) Ma patte de dérailleur est-elle bien réparée? Quand ils disent que la descente est "technique" dans le descriptif de l'épreuve, à quel point est-ce un problème? je prends ma ceinture porte-dossard avec porte-gels ou pas? Il est bientôt 6h là?... ah non, il est 2h10.
Trajet vers le site de l'épreuve :
"_ arrête-toi! je crois que j'ai oublié mes chaussettes!!!
_ grrrrr
sortie de la voiture, checkage du coffre, retour dans la voiture
_ vas-y roule, dis rien."
Parc à vélo :
Je rentre et j'entends derrière moi un arbitre qui demande au coureur qui me suit "il y a trois points d'attache sur votre porte-dossard??"
Le choix du porte-dossard porte-gels n'était donc pas la bonne solution! Changement de plan, je prendrai mes gels dans les poches dorsales de ma trifonction à chaque transition. Le problème, c'est que je n'ai fait que deux trous dans mon dossard et que j'ai laissé mon poinçonneur au studio. Je mets les pressions extérieures mais malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à mettre la pression du milieu... Heureusement, un gentil triathlète catalan a dû
Direction le lac :
Tiens, y'a toujours autant de pommes et d'aiguilles de pin sur ce chemin...
Briefing en français et catalan, je comprends rien. Ou plutôt, je comprends qu'il n'y aurait qu'une seule bouée à contourner alors qu'il y en a deux dans l'eau... En même temps, ce n'est pas grave, c'est pas comme si j'allais être à l'avant du groupe.
Départ, je nage tranquillement, c'est pas tout ça mais il y a le vélo à assurer derrière. La première ligne droite est tellement proche du bord qu'il y en a qui marchent! Je me dis que ce n'est pas franchement judicieux si on veut garder de la fraîcheur dans les jambes. Je continue de nager.
Sortie à l'australienne, je marche. J'ai un peu mal à ma cheville gauche, souvenir d'une blessure
Deuxième boucle, tranquille, mais j'essaie de soigner le mouvement quand même.
Transition 1 :
Ahhhh, les transitions et moi. Toute une histoire. Mais cette fois, j'avais bien pris soin de mettre mes chaussettes à l'endroit et de dénouer mes chaussures. C'est déjà ça. Le problème : j'ai des aiguilles de pin et de l'herbe entre les orteils et je goutte.
C'est là que j'entends "allez Melun!!!!" C'est Yanick. Mon cerveau en train de checker en parallèle ce que je dois prendre dans mes poches ne peut répondre que "salut". Il a dû envoyer à mon visage l'ordre de sourire, enfin j'espère.
Vélo :
Je passerai vite sur le revêtement de la route de la sortie du site qui est tout bonnement pourrie.
Les Angles. La petite montée à l'entrée du village est la partie la plus dure du format S. Je rigole intérieurement, mais jaune, parce que je me doute qu'il y a un fossé entre le S et le M.
Le Col de la Llose (prononcer "lioze") : ça monte, mais rien de plus compliqué que mes entrainements dans le Jura.
La descente est compliquée, beaucoup de lacets, peu de visibilité (je précise que la route n'était pas fermée), pas beaucoup de largeur, et je n'aime toujours pas la vitesse hein...
Le Col de Creu (prononcer "craouw") : comment vous dire... Sa maman. Pour rester polie. ça fait juste 5km mais... Sa maman.
Bien entendu, c'est une des sections les moins ombragées du tracé. J'ai chaud. (je vous ai déjà dit que je n'aimais pas la chaleur?) Je suis à deux doigts de rendre
Je revis. Enfin, tout d'abord, je finis de cracher mes poumons, et ensuite je revis.
Bon, re-descente difficile.
Les 10 derniers kilomètres se font facilement avec quelques faux-plats montants, mais ON S'EN FOUT! Le Col de Creu est derrière!
Transition 2 :
Oh tiens il reste de l'herbe sous mes pieds...
Course à pied :
Le Col de Creu m'a vidé les jambes.
Je fais les 5 premiers kilomètres à 8km/h et je m'arrête allègrement aux ravitos des 2,5 et 5e km.
Je dois faire des négociations avec moi-même pour ne pas marcher avant les tables.
Il fait chaud, mes jambes brûlent, je respire bruyamment.
Demi-tour, et là, comme au marathon de Paris il y a un an, ça revient. Bon, pas extraordinaire hein, mais j'accélère sur les 5 derniers kilomètres sans m'arrêter au dernier ravito. Je suis en mode pilote automatique.
Des spectateurs à l'arrivée crient mon prénom, ça m'a rarement fait autant plaisir!
Bref, j'ai fini mon premier triathlon M!!!
Et après l'effort...


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